Munruthel – Epoch of Aquarius

O.T.Aly 6 août 2012 0

Munruthel, groupe ukrainien de Folk/Pagan metal est un groupe qui joue depuis 1995 (leur nom à l’époque était Silentumet) ont sorti The Ancient’s Wisdom. Le premier album sous le nom de Munruthel fut Yav, Nav i Prav et a vu le jour 2 ans plus tard. Focalisé sur les mondes enchantés et les mythes les plus vagues qu’il soit, le groupe se dirige plus vers le symphonique sur Oriana Tales en 1999, un album où l’on retrouve un hymne ukrainien « Blesk Grozoviy Mecheh » traduit en anglais par « Brillance of the Thundering Swords« . Les ukrainiens ensuite feront une pause et s’y s’oublieront avant de revenir avec Epoch of Aquarius, sujet de cette chronique, mais avant d’entrer dans son vif, il faudrait d’abord savoir que le groupe a sorti des albums après Epoch of Aquarius comme par exemple Dark Saga – Original Soundtrack, mais l’idée était de reproduire les albums avec une réédition, ce sera fait et pratiquement tous les albums vont connaître des changements avant leurs « reissue ». On se demande pourquoi est ce que le groupe ravive le passé plutôt que d’aller de l’avant. Vladislav, le compositeur du groupe vient éclairer le public et explique que cette vague de rééditions n’est qu’un épisode (de quoi se mettre sous la dent) avant le nouveau matériel attendu depuis 7 ans et qui portera le nom de VEROlomstvo (CREEDamage).

Munruthel - Epoch of Aquarius

 

Track-list:
01 – On the Verge of the Worlds (Prologue)
02-  The Raven Croak
03 – In Leaves Whisper or in Bursts of the Thunder…
04- Epoch of Aquarius
05- I Was Confide by the Dawns…
06- Echo of the Forgotten Battles
07- On the Verge of the Worlds (Epilogue)
08 – Black Sun (Dead Can Dance cover)
09- Tomhet (Burzum cover)

 

Epoch of Aquarius, qualifié comme l’un des albums les plus puissants de Folk/Pagan Metal n’est pas aussi surprenant qu’il laisse entendre, Vladislav derrière presque tous les instruments, arrangements et chants donne peut être un air varié tout au long de l’album avec des styles de chants qui rappelleraient un pirate-metal, les effets ne sont pas en laisse et ce dès le prologue qui, dans la lignée d’un « War of Wrath » de Blind Guardian (parfaite introduction de l’album parfait de Power Metal en 1998) introduit lui aussi Epoch of Aquarius mais se fait long, 3 minute d’effets de guerre, quelques choeurs insignifiants vers la fin de « On the Verge of the Words » ouvre « The Raven Croak » où l’aspect symphonique est très présent maquillé tantôt en voix caverneuse tantôt en voix épique et où le lyrique ne manque pas de beauté donnant ainsi un point positif à l’album car l’ennui brutalise l’instant, de très longs morceaux mais qui ne toucheraient jamais au genou de chefs d’oeuvres made by Korpiklaani par exemple.

On le sait tous qu’il y’a deux types en tout, ceux qui innovent et ceux qui suivent et qui se ressemblent tous, Munruthel laisse convaincre qu’il fait partie des groupes qui se répètent et où on a l’impression d’écouter la même chose que quand on écoute d’autres artistes dont l’art de composition est aussi limité, mettons l’accent sur un fait, la batterie qui s’approche d’un Death Metal qui conclut « The Raven Croak » et qui introduit son successeur sur la playlist « In Leaves Whisper Or in Bursts of the Thunder » est tout simplement horrible et le pire c’est qu’elle revient très souvent, il y’a aussi cette voix grave à-la-Rammstein qui se met entre les deux voix extrêmes employées sur cet album, les meilleurs moment restent incontestablement ceux où c’est très symphoniques et que le chant clean monte avec un lyrisme très apprécié. Il ne faut pas cacher non plus l’existence d’un élément très influent quant à l’acceptation du travail de Munruthel, c’est cette richesse de composition mais qui prend là un tournant négatif vu la lenteur des morceaux mais surtout leur longueur, l’exemple parfait est « Epoch of Aquarius« , le morceau de prés de 9 minutes démarre sur des riffs répétitifs et des screams growleux et puis un arpège dans un tempo réglé pour éveiller le sommeil qui est en l’auditeur, ce qui est regrettable c’est que l’homme à tout faire Vladislav dispose d’un matériel et d’une connaissance musicale énorme en vue de tout ce que présente l’album comme hymnes symphoniques, mais le mariage des pistes fait défaut, il y’a aussi cette batterie évoquée plus haut qui revient désespérément sur ce morceau et le chant clean qui commence à se faire de plus en plus rare. « I Was Confined By Dawns » est bon avec cette basse dansante et sweeps introductifs mais il y’a encore cette batterie qui gène juste après, des changements de tempo remarquables avec des solos un peu partout, les éléments du symphoniques sont tous là et en plus c’est concis, cet instrumental redonne envie de découvrir la suite et sur « Echo of the Forgotten Battles » on se croirait jouer dans un Final Fantasy avec des créatures par ci par là, mais voilà que la suite ré-invoque l’impression de déjà-vu, et des effets au bon milieu du morceau, on entend des chevaux et un discours avant de replonger dans quelque chose de très beau, des symphonies à la Rhapsody, mais ce n’est pas suffisant pour aimer le tout; on pourrait toujours comparer ce qu’a fait Luca Turilli du symphonique et ce qu’a fait Vladislav, énorme différence qui saute aux yeux. L’épilogue s’envole sur des rythmiques des différents instruments présents sur cet album, la flûte très présente, la distorsion est là pour le metal, et les attaques de batteries que je ne critiquerais jamais assez.

Sur le « CD Edition » on a droit a deux reprises que sont: « Tomhet » de Burzum que vraisemblablement 12 minutes de silence aurait été plus approprié, et « Black Sun » reprise de Dead Can Dance apporte du nouveau sur quelques excellentes séquences de jeu mais n’empêche que bien qu’elle soit moins chiante que celle à Burzum, ça laisse à désirer.

Voilà donc un groupe de tout ce qu’il y’a d’ordinaire avec d’intéressantes symphonies, un arrangement qui joue dans la moyenne, un manque cruel d’idées, beaucoup de ressemblance, hormis le caractère symphonique, de la technique et de la créativité sur « I Was Confided By Dawns« , sûrement le morceau le plus valable de l’album.

Aly Omari

Aly Omari Tadlaoui, natif de casablanca résidant à Marrakech, grand amateur de la musique avec des tendances Rock et Metal.

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