
Au Maroc, les groupes de Metal existent partout mais question popularité, nous en sommes pas encore là. L’underground n’a jamais défini le talent, l’effort ou l’amour d’un groupe pour ce genre musical extra-élargi. Aujourd’hui, nous avons enfin l’occasion de nous éloigner des villes de Casablanca ou encore Rabat, là ou le metal est plus répandu, j’ai nommé la ville de Larache représentée par Tears Down the Wall.
Voici la chronique de deux démos qui figureront sur leur premier album Second Life.
Chronique :
Premières notes de ce « Second Life » sur une intro aux Riffs très lourds invoquant la dépression, on jugerait écouter du Doom, la confirmation viendra plus tard, sur ce magnifique soli oriental accroché à un riff qui ne manque non plus pas d’inspiration, on aurait droit plus tard aux riffs galopants à-la-maiden sur lesquels s’envoient les growls du chanteur très correct et qui arrive incroyablement à faire passer ce feeling coléreux, puis première référence au Metalcore, le riff Metalcore fait l’objet d’un pré-chorus et quand on y pense, ce que le groupe propose sur ce morceau est varié car sur 5 minutes on a eu droit à du Doom que ce soit sur cette ambiance dépressive sur l’intro ou ce refrain qui se meure sur un chant mélancolique accompagné de solis super tristes en arrière-écoute, un break headbanguant comme le veut la loi du Metalcore, des choeurs y sont introduits, ces derniers continuent à faire référence à ce « Doom », Solo de près de 20 secondes mais qui est très riche et montre déjà une bonne partie des qualités du Lead guitarist. le morceau prend une fin très Metallica, excellent morceau, faut dire.
« As I Fall« , l’autre démo va droit au but, là c’est du pur Core qu’on nous offre, les références Doom reviennent sur les parties au chant clean, en parlant de chant, c’est un grand gain, une extrême rareté de cette polyvalence et on le sent sur les arpèges, ce chant frissonnant s’adapte totalement à l’instrumental et les pistes doubles amplifient l’effet de frisson encore plus mis à l’oeuvre sur cet instrumental démoralisant à la fin, il est peut être encore très tôt pour le dire? Ne serait-il pas le moment de détrôner Sakadoya? Car Tears Down the Wall offrent beaucoup plus de polyvalence et c’est très intéressant.
A moins que vous ne soyez « critique-coûte-que-coûte« , il n’y'a vraiment pas grand chose à critiquer sur ces deux compositions, l’enregistrement est aussi très à la hauteur et pour un groupe marocain, on ne peut qu’être fier de ces qualités bien exploitées.
Informations supplémentaires :
Date et lien de formation :
2010 à Larache.
Line-up :
Hamza Chen : Guitare rythmique/Chant
Houssam Belhadj : Lead Guitare
Houssam Taiem : Basse
Ayoub Chen : Drums
Genre :
Metalcore/Oriental
Influences :
Trivium, As I Lay Dying, Bullet for my Valentine, All That Remains, Arch Enemy, DevilDriver, Lamb of God, Chimaira…
Page Facebook : https://www.facebook.com/tearsdownthewall
O.T.Aly
















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